L’éthique en photographie: ma théorie

C’est un fait, de plus en plus de photographies sont retouchées voire truquées. L’essort du numérique a permis non seulement de modifier plus facilement une image mais aussi de la diffuser à grande échelle. Il suffit d’accéder aux statistiques très complètes que propose une simple page Facebook pour s’en convaincre. Sans avoir à lever le derrière de mon fauteuil je peux toucher aisément quelques centaines de personnes voire des milliers avec de la chance. Je doute qu’une exposition soit aussi efficace (même si je trouve la démarche bien plus sympathique et stimulante). Mais peu importe le support, pour plaire au plus grand nombre il est souvent nécessaire de retravailler ses photos. Mais une question se pose, est-ce que le traitement des photos est réalisé pour nous ou pour un public? La question est loin d’être simple, d’autant plus qu’elle en amène une autre; si nous retouchons nos photos, jusqu’où sommes-nous prêts à aller? Quelle est notre éthique en photographie?

Avant de savoir si des photos sont truquées, retouchées ou simplement développées il convient d’essayer de définir les limites entre ce qui relève de l’amélioration et ce qui relève de la tricherie.

Je vais mettre en avant un point de vue qui m’est logiquement personnel et subjectif. Comme tout point de vue, il est susceptible d’évoluer ou d’être biaisé par mon expérience personnelle. Ce qui est certain c’est qu’il n’a pas pour vocation de blesser ou de juger autrui. Il est donc inutile de prendre la moindre remarque personnellement, il ne s’agit que de théories qui sont exprimées et non d’une vérité absolue qu’il est sommé de suivre.


Truquée ou retouchée, quelle différence pour une photo ? 
À mon sens, une photo truquée est une image ajoutant ou retirant un élément qui change le sens et l’histoire de l’image. Il y a véritablement un cas de tricherie quand ce truquage est volontairement dissimulé auprès du public.

heleux-ethique-photographie-nikon-concoursjpgDans ce cas tristement célèbre, cette photo est pour moi une arnaque; le sujet -l’avion- n’était même pas présent lors du déclenchement! L’image n’en est pas moins intéressante attention, mais il faut la déclarer dans la catégorie photo-montage et non dans la catégorie photographies. L’absence d’honnêteté sur ce point de la part de l’auteur lui a valu les foudres de bien des photographes. A l’heure des fakes news, l’absence d’honnêteté et de transparence est très mal vue. Le leitmotiv au XXIe siècle est simple: « on a le droit de savoir ce que l’on regarde »  .

La retouche, elle, consiste à améliorer l’image en retirant généralement des éléments disgracieux: poussières sur le capteur (une démarche très récurrente dans mon cas), un bouton sur un(e) marié(e) quelque peu stressé(e). Le but de la retouche est de mettre en avant son sujet sans modifier le sens ou l’histoire de l’image. L’intégrité de l’image est certes modifiée mais pas celle de son sujet. Et c’est le plus important je pense. À la seconde même où l’on recadre l’image que l’on zoome dedans, l’intégrité de l’image est perdue. Par chance elle n’a que très peu de valeur. L’intégrité du sujet est la seule chose qui importe. C’est ce qui justifie votre déclenchement!

Le développement lui est l’étape la plus basique, il s’agit simplement d’ajuster la luminosité, le contraste, les couleurs, le grain dans la limite de ce que peut faire votre logiciel et de ce que peut encaisser votre image. Certains puristes (ils sont peu nombreux) estiment que le développement est déjà de la triche mais je ne suis pas d’accord. Déjà parce que lors du déclenchement les défauts de l’optique et de l’appareil s’ajoutent à l’image et qu’ils modifient d’entrée de jeu la précieuse intégrité de l’image (il me semble légitime de pouvoir les corriger) et ensuite parce que nous ne voyons pas le monde de la même façon et que nos appareils n’interprètent pas tous l’exposition, la balance des couleurs de la même façon non plus. Nous ne photographions pas de la même façon et nous ne traitons pas nos images de la même façon. Je pense qu’il est important de garder tous les points de vue existants afin que chacun puisse exprimer sa créativité en explorant toutes les options qui s’offrent à lui. Quitte à faire parfois des faux pas (et à appliquer un vignettage blanc). La beauté est subjective et relative, ce qui rend une image belle c’est notre capacité à l’apprécier parce que l’on voit que la technique et la créativité sont maîtrisées et appliquées comme son auteur le souhaitait. Pour apprécier une telle œuvre il faut nécessairement voir des images complètement ratées . Il faut donc de la diversité et ne vouloir être le plus réaliste possible. Il faut explorer.


« Retoucher c’est tricher« , vraiment ?
Un vieil adage consiste à dire que la photographie doit représenter la réalité, et je suis entièrement d’accord. Mais en vérité la réalité est à peine perceptible par nos yeux. Nous ne voyons qu’une infime partie de ce qu’elle est. Voyez-vous l’intégralité du rayonnement solaire ? Non. Êtes-vous capable de voir le mouvement des ailes d’un insectes s’envolant au loin ? Non plus. Pouvez-vous voir des galaxies à l’œil nu ? Peu probable. Pourtant tout ces éléments sont bien réels. Retranscrire ce que nous voyons est intéressant mais très limité. Avec cette philosophie, le simple fait d’utiliser un zoom modifie notre perception de la réalité.  A mes yeux tout l’art de la photographie consiste à montrer ce que nous ne voyons pas habituellement. C’est pourquoi j’aime « ralentir » ce qui est rapide afin de mieux l’observer (en immortalisant le battement d’ailes d’un insecte par exemple) et accélérer ce qui est trop lent pour que je puisse l’apprécier (en créant un timelapse de nuit pour voir le ciel défiler).

Voilà ma vision de la photographie. Mais la question est légitime, jusqu’où cette vision est éthique ?

Je mentirais si je disais que je n’ai jamais retouché une photo. Certains trouveront peut-être que mon approche n’est pas des plus honnête mais quand je vois les images produites par mon 50mm f/0,95 ou les résultats du filtre Astrodon, je me dis que l’image est déjà un peu retouchée. Ces deux éléments sont tellement performants que cela dépasse clairement les capacités de notre vue sans pour autant modifier la réalité. Il ne s’agit là que d’une interprétation de cette réalité, une interprétation qui peut donner lieu aux rêves, à la tristesse, à la joie…etc. Tout en partant d’un socle bien réel. C’est cela pour moi la photographie et le rôle de l’art en général; c’est d’apporter une vision qui amène à une réflexion sur notre réalité universelle.

Pourtant ma vision (et donc mon éthique) ont une zone d’ombre. La limite entre retouche et photo-montage est très fine… Et il est facile de passer de l’autre côté sans même s’en apercevoir. Le meilleur exemple que je puisse donner est celui d’un photographe que j’apprécie énormément, Anthony LP Photography. Son travail est très impressionnant et m’inspire beaucoup. Sa technique est très pointue et maîtrisée à la perfection, je suis bien souvent subjugué par autant de maîtrise surtout quand je vois son travail.

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(Cliquez sur l’image pour accéder au compte de son auteur)
Pour réussir une telle image, notre ami Anthony a photographié le sol à l’heure dorée et la Voie Lactée une fois la nuit tombée sur monture équatoriale. L’idée est géniale, l’assemblage des images est réussi et la démarche est transparente: Anthony a précisé d’entrée de jeu (dans son post) comment cette image irréelle avait été réalisée et cette franchise a été très appréciée. 

À l’inverse, Anthony a réalisé ce cliché et les réactions ont été bien plus mitigées chez les astrophotographes français. L’image est pourtant très plaisante mais le processus de création n’ayant pas été communiqué, des doutes ont commencé à s’installer et ces derniers ont finalement laissé place à des réponses assez hostiles. La raison? L’image a été prise au 35mm mais la comète a été prise à plus de 100mm avant d’être replacée dans la première image. Malgré le fait qu’il s’agisse de deux photos bien réelles et capturées à quelques minutes d’intervalle par la même personne, les proportions entre la comète et le paysages ne sont plus respectées et l’intégrité du sujet est donc altérée. Le simple oubli de mentionner cette information a poussé bon nombre d’astrophotographes à la considérer comme étant un fake (à tort ou à raison, faites-vous votre avis en restant polis s’il vous plaît).

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(Cliquez sur l’image pour accéder au compte de son auteur)
Cela n’enlève rien à la qualité du travail du photographe qui s’est levé en pleine nuit, a patienté dans le froid et a passé plusieurs heures à retravailler ses images. Je n’ose imaginer la déception qu’il a pu ressentir tant le travail est de qualité. Mieux vaut ne pas oublier ce genre de détail lors de la publication vous en conviendrez…

Dans tous les cas, je doute sérieusement que les intentions d’Anthony soient mauvaises. Sa pratique a toujours été à la limite entre la retouche d’images poussée et le photomontage. Ce n’est pas une insulte, loin de là, je paierais cher pour savoir faire cela (et le faire par la même occasion). Dans ce cas très précis, nous voyons bien qu’une fausse image se définit par deux variantes souvent indissociables: une altération de l’intégrité du sujet et une volonté (ou un oubli, accordons-nous le bénéfice du doute) de le préciser.


Pourquoi retouchons-nous nos photos ?
Nous l’avons vu, si développer sa photo est plutôt bien perçu, la retoucher est un sujet délicat. Il est assez difficile pour certains de reconnaître qu’ils retouchent leur photo, de peur d’être mal vus. Pourtant la retouche n’altère pas l’intégrité du sujet, il s’agit uniquement de le mettre en avant en supprimant d’autres éléments disgracieux qui pourraient attirer l’attention. J’imagine qu’il est compliqué d’avouer que l’on retouche sa photo car cela reviendrait à avouer à demi-mot que le cliché original n’était pas parfaitement réussi. Serait-ce là un aveu d’échec ? C’est ma théorie mais je l’admets, je spécule sur ce point.

La raison est aussi la méfiance, nous voyons de plus en plus de fausses images circuler sur le web. Le public devient logiquement de plus en plus méfiant parfois jusqu’à l’excès (quitte à se rendre incapable d’apprécier quoi ce soit, de peur d’être dupé). Assumer une retouche d’image c’est aussi s’attirer les foudres de personnes radicales et assez haineuses. Ce cas est évidement bien plus présent sur Internet que dans la vie mais il est très effrayant de voir la liberté que s’octroient certaines personnes.

Peu importe la raison au final, si je retouche ma photo la finalité est souvent la même: créer une expérience, un ressenti. Et pour que ce feeling ait lieu, il faut mettre le spectateur dans les meilleures conditions et ne pas laisser d’éléments qui pourraient gêner la bonne compréhension de l’image. Cela peut-être aussi pour des raisons purement esthétiques;  le but de cette manipulation est de rendre l’image plus plaisante à regarder, pour soi-même ou les autres en ajustant les couleurs, en retirant des défauts de peau, en faisant ressortir les yeux sur un portrait…etc. Sans même raconter d’histoire, c’est quand même agréable de voir une belle image. Et de l’apprécier pour ce qu’elle est. La limite est évidemment de ne jamais dénaturer le sujet ou de le mentionner le cas échéant.

La photo ci-dessous est une de mes première photo en tant que photographe. Elle est évidemment retouchée puisque deux câbles électriques disgracieux étaient visibles en arrière-plan. J’ai choisi de les retirer, pourquoi ? D’une part parce qu’ils gâchent la composition et l’histoire du sujet. Et d’autre part parce que le point n’étaient même pas fait dessus et qu’ils étaient flous (ils étaient à 10-15m derrière le sujet). En les retirant, je ne respecte pas la réalité à 100%, c’est un fait. Mais je respecte l’histoire du rider: il me disait qu’il se sentait libre sur un vélo, qu’il ne pensait plus à rien. Avouez que des câbles électriques en arrière-plan ne retranscrivent pas vraiment la liberté que peut ressentir cette personne au guidon de son BMX. Mieux encore, la beauté du geste de notre acrobate est sublimée. La réalité est avant-tout une affaire de perception vous disais-je…

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Alors tricherie, pas tricherie ? Le débat est ouvert !


Pourquoi certains trichent quitte à risquer de perdre toute crédibilité ?
La raison la plus évidente n’est pas la course aux likes, mais simplement parce que la photographie est une discipline très dure où le mérite ne paie pas souvent. Le matériel coûte cher, l’investissement personnel est colossal et le résultat sont généralement décevants. Parfois on estime (souvent à raison) mériter tel ou tel cliché. Je ne compte plus le nombre de déceptions que m’a causé la photographie. Il y a eu des joies, oui, mais les déceptions sont plus nombreuses et plus délicates à gérer. Cela me questionne en ce moment à faire une pause dans ce domaine, où je suis régulièrement frustré de voir autant d’efforts devenir vains. L’épuisement est également très présent; se lever à 4h pour voir une comète, attendre pendant des heures sur plusieurs jours dans le froid un renard. Tout cela a un prix et la récompense est bien trop rare.

Reconnaissez qu’en lisant ces quelques lignes, qu’il est tentant de se faire justice soi-même et truquant un cliché pour gagner un concours, l’estime de ses pairs ou autre. Comme dans bien des disciplines, nous sommes jugés sur nos résultats plutôt que sur notre implication. C’est injuste mais c’est ainsi. Par chance, la plupart des photographes expérimentés sont assez protégés de la tentation de tricher. Dans 90% la photo est prise suite à une observation. Le cliché immortalise ce qui a été vu. Je pense que la plupart des photographes ne sont même pas passionnés par la photographie en elle-même mais plutôt pour ce qu’elle fait vivre. Le contact de la nature, découvrir la nuit, des cultures, des paysages. Voyez plutôt: un de mes amis est photographe et vidéaste à son compte et à temps plein. Son travail l’a amené à découvrir le Canada, le Kazakstan, à explorer les profondeurs des mers et des lacs… avant ses 26 ans! Pas mal non ? La photographie n’est qu’un moyen de devenir un explorateur et de découvrir le monde et le déclenchement n’est juste qu’une simple immortalisation de ces situations assez uniques que nous avons rencontrées.

Si l’on reste dans le domaine du loisir, des voyages (sans obligation de résultat),  faire de la photo pour avoir des photos est peut-être la pire erreur que nous puissions faire. Je la fais encore aujourd’hui. Il est peut-être préférable de faire une photo parce qu’on est allés voir un lieu ou une situation qui mérite d’être immortalisée. Cela (me) procurerait peut-être moins de pression au déclenchement et davantage de plaisir au visionnage… Pour faire la photo parfaite, il ne faut pas la chercher ? L’idée est lancée!


Vous trouverez ci-dessous plusieurs photos que j’ai pu réaliser avec d’importantes modifications (traitement/développement poussé et/ou retouches). Je les assume à 200% et les trouvent authentiques, pour autant sont-elles réelles pour vous ? Ont-elles leur place dans un portfolio ?

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Photographie de la montagne et des nuages: aucune retouche, il s’agit d’un développement poussé en jouant sur le contraste et la balance des couleurs. Photographie de la mouette: quelques retouches pour retirer les poussières dans l’eau, le développement a été assez lourd pour obtenir un noir & blanc très contrasté. Photographie du lever de soleil: Simple retouche pour supprimer les câbles disgracieux, le développement a été assez léger, il a compensé la neutralité du profil d’image de l’appareil au déclenchement. (C’est un sujet délicat, n’oubliez pas de rester polis quoi qu’il arrive!) 

P.S: Bravo à vous d’avoir lu jusqu’ici, c’était le 100e article sur ce blog. J’ai apprécié les nombreux échanges que nous avons pu avoir par la passé, merci pour tout  et en route pour la suite !

3 commentaires sur “L’éthique en photographie: ma théorie

  1. C’est sympa ton article et je suis assez d’accord avec l’ensemble ! Développer ses images dans lightroom c’est un peu fair ce que faisaient les labos à l’époque de l’argentique, les techniques de développement étaient nombreuses et les photographes pro faisaient appel à de bon développeurs pour tirer le meilleur de leurs pellicules. Ne pas développer c’est aussi ne pas exploiter ce qu’il y a dans ton fichier. Je fais pas mal de photo aérienne en paramoteur, on me dit de temps en temps « ah oui mais tu as poussé les couleurs etc… ça n’est plus vraiment la réalité » j’y répond « ah oui et l’instant vibrant et émotionnel que tu viens de vivre ressemble-t-il à cette image grise, sans contraste et sans saveur où à celle avec de bon contrastes et quelque chose de pétillant que tu viens de vivre ? ». Pour moi sincèrement étant accepté qu’on se tient en dehors du photomontage le jpg brut de base très neutre ne représente pas plus la réalité qu’un développement personnel de photographe. Le jpg brut c’est la vision passe partout du constructeur qui ne demande qu’à être interprêtée, bien que parfois, c’est vrai on tombe juste, brut de capteur alors là c’est le top 😉 !!

    Aimé par 1 personne

  2. Hello,

    Oui absolument, le développement existait déjà du temps de l’argentique où on pouvait rattraper l’exposition notamment (et d’autres erreurs, j’imagine).

    Comme tu le suggères si bien, ne pas exploiter les capacités de son fichier c’est du gâchis. Les données sont là, elles sont virtuelles certes, mais l’appareil les a vues et elles ne demandent qu’à être exploitées 🙂
    Dans ton exemple, je ne vois pas pourquoi une simple retouche des couleurs a été mal perçue: je doute que nous percevions tous les couleurs de la même façon, et encore moins que nous les apprécions de la même façon. Je ne pense pas qu’un rouge vif soit de la même intensité pour tout le monde, à partir de là, on est libres de développer nos images comme on l’entend puisque notre perception de la réalité est biaisée d’entrée de jeu (idem pour le noir & blanc, supprimer la couleur n’a jamais fait perdre la notion de réalité. Les amplifier non plus en toute logique -même si ça peut vite devenir moche).

    Joli compte instagram au passage !

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  3. Salut Heleux, comment va? 😉

    « Certains puristes (ils sont peu nombreux) estiment que le développement est déjà de la triche » ben on va les laisser se ruiner les yeux à essayer de distinguer les éléments sur un négatif ou à comprendre les données numériques d’un RAW, parce que sans développement ils n’auront rien d’autres, à partir du moment où on voit une image reproduite sur un support il y a eu développement, le fait que ce soit une machine qui le fasse à notre place ne le rend pas inexistant ^^.
    J’irai plus loin, la photo ne doit pas représenter la réalité mais UNE vision de la réalité, sachant que celle-ci dépend de nos yeux et de la pellicule/du capteur de notre appareil (qui ne voit pas comme nos yeux, n’oublions pas) il est illusoire de penser qu’une photo représente LA réalité. A la base la réalité n’est déjà pas figée, pas en 3/2, 4/3 ou 16/9 ou autre ratio, pas en 24/35/50/85/200 ou même 2000mm, pas en f/1.8 ou f/16, pas à 100 ou à 100 000ISO, pas avec les mêmes couleurs ou en noir et blanc…on peut aller loin comme ça.
    Sinon, la photo avec l’avion qui passe pour moi ce n’est pas tellement une arnaque dans la mesure où un avion aurait très bien pu passer là et que le mec n’avait peut-être juste pas envie d’attendre qu’il y en ait qui passe exactement où il voulait. En peinture ça se fait aussi et on n’entend pas autant de plaintes (par exemple le sacre de Napoléon, sa mère n’était pas présente mais elle est sur la peinture). Après, là où ce serait une arnaque c’est si le mec prétend qu’il ne l’a pas rajouté.

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